Le chrome book Apple
Retour vers le futur
Vous vous souvenez de ces minis PC portables qui ont vu le jour dans les années 2000 ? Ils pouvaient tout juste nous permettre de prendre des notes et de naviguer sur internet, à une époque ou l'internet mobile était encore bien peu développé. Mais ils avaient des atouts extraordinaires : un prix très bas, seulement quelques centaines de francs. Un poids léger alors que les ordinateurs portables pesaient plus de 2 kg et pouvaient facilement en atteindre 3 ou 4, et une taille miniature puisque la plupart des versions avaient un écran entre 10 et 12 pouces.
C'étaient les ancêtres des Chromebooks, cest ordinateurs qui ont comme système central non pas un système d'exploitation Windows ou MacOs mais un navigateur internet. Avec tout ce que l'on peut faire directement dans un navigateur, ce produit n'est pas aussi limité qu'on le pense. Les avantages sont plus ou moins les mêmes que pour les mini-Pc : prix bas, taille réduite, portabilité accrue.
Première tentative... qui n'en était pas une !
Il y a un peu plus de 10 ans, Apple lance le Macbook tout simple, ou Retina pour les intimes. Plus fin, moins bien motorisé, avec une puce qui vise surtout l'économie... c'était le Chrome Book de luxe puisque le prix, lui, n'était pas vraiment réduit. Le seul objectif atteint était celui de la légèreté - moins de 1 kg - et de la taille, encore plus fin que le Macbook Air.
Mais la puissance faible, l'écran petit, pour un prix comparable au reste ne lui a pas donné une longue vie... J'en ai parlé dans cet article rédigé en plusieurs épisodes...

Vers un ras-de-marée ?
Depuis quelques jours, Apple s'est lancée dans la course... à sa manière ! Un ordinateur pas si petit ou léger que cela, disons simplement un bon élève dans cette gamme. Un vrai système d'exploitation, puisqu'il s'agit du MacOs de tous les ordinateurs de la marque. Une conception technique simple, mais efficace, proche des MacBook Air M1 de 2020 et... un prix jamais vu pour un ordinateur neuf. À partir de 479 CHF pour les étudiants.
Cet article aurait pu s’arrêter là… mais, au vu des retours unanimes de la presse spécialisée, j'ai finalement poursuivi les investigations…
Ça vaut bien un déplacement
Comme souvent, je lis, je regarde, je sous-pèse : est-ce que ça vaut vraiment le coût et le coup ? Beaucoup s'accordent à dire que l'on dépasse largement l'utilisation de bureautique légère et les 10 onglets dans Chrome ou Safari. Traitement photographique même avec des photos de belle taille, montage vidéo 4K,... la presse spécialisée et vulgarisée semble dire que l'usage de cette machine est bien plus qu'anecdotique... tout en ajoutant que la machine n'est pas pour les geeks. C'est le contraire de ce que l'on pouvait lire concernant le Macbook Retina dont je parlais plus haut : à croire les essais, même écrire un texte dans un traitement de texte aurait été de trop !

Alors, finalement, sur un rendez-vous annulé, je le commande et, pour ne pas l'attendre trop longtemps, soit plusieurs semaines, je décide d'aller à Genève et d'entrer pour la première fois de ma vie dans un Apple Store. Avec une de mes filles qui m'accompagne.

Des objectifs multiples
Je n'achète pas vraiment cette machine pour moi, pour un usage courant et personnel. Mon Macbook Pro M4 bien redimensionné correspond plus à mon utilisation quotidienne et couvre l'ensemble de mes tâches hebdomadaires.
Non, mon achat vise une expérience différente :
- Tout d'abord, avoir une machine semblable à celle de mes collègues, pour mes formations et mes vidéos YouTube. Je ne suis pas très crédible lorsque je propose des applications ou des usages si ma machine est plusieurs fois plus efficiente que la leur.
- Et puis, je n'aime pas prendre ma machine high cost partout où je vais, entre autres pour ne pas avoir une tentation trop importante de travailler quand ce n'est pas le moment : en vacances et lors de week-ends familiaux. Pour ces usages, utilisation un maximum de friction pour mes usages professionnels et un objectif recherché : moins ça fonctionne, mieux c'est !
- Mais j'aimerais aussi mené une expérience un peu particulière : prendre cette machine de base sur mon lieu de travail, la configurer avec le minimum nécessaire et, s'il le faut, ajouter jours après jour ce dont j'ai besoin. Avoir, en fait, une machine minimaliste, axée sur mes besoins réels d'enseignant.
- Et puis, elle pourrait également servir de machine adaptée à mes enregistrements, une machine avec des comptes et installations adaptées à des tests et des enregistrements vidéo sans avoir tout le temps les milliers de données de mon usage réel. En quelque sorte, une machine virtuelle.
Et quitte à avoir une machine schizophrène, je lui installerais bien deux sessions : une pour les vacances et une pour le travail, le temps de tester les choses.
Suite au prochain épisode...

