1 mois avec un plein format miniature
En général, on parle de ses expériences après coup. Ici, j'en parle avant de commencer... puisque je ne recevrai l'appareil que demain !
Je reparle matériel
J'ai pas mal parlé de matériel sur ce blog, particulièrement il y a plus de 10 ans, lorsque je cherchais un appareil plus compact et léger que mon plein format pour les promenades avec les filles. Depuis mon arrivée chez Fuji en 2017, la présentation du matériel a reculé sur le blog au fur et à mesure que je me contentais de mettre à jour mes appareils selon les sorties de nouveaux modèles afin de rester à la page. Quelques années plus tard, j'ai ajouté le moyen format à mon stock pour les photos plus exigeantes. Avec 100 millions de pixels, c'était et cela reste une expérience particulière, surtout lors du développement devant son ordinateur.
Mais voilà, le temps est passé, mon usage et mes besoins ont évolué, le matériel photographique a progressé. Les caméras et objectifs plein format sont devenus plus petits, plus légers et, dans une certaine mesure, moins chers. Depuis plusieurs mois, je me pose la question de l'intérêt d'avoir autant de boîtiers différents et de systèmes d'objectifs de gammes différentes (X et GFX) alors que je suis le seul ou presque à les utiliser, et rarement plus d'un à la fois. Peut-être que le moment est venu de faire le ménage et de repartir plus petit, plus léger, meilleur marché aussi.
Généralement, on considère que le progrès, c'est grandir. La course au toujours plus en quelque sorte : plus cher, plus de produits, plus d'investissement. En ces derniers jours de l'année, je suis plutôt à réduire la voilure. Je l'ai déjà fait avec les ordinateurs, en gardant 2 sur 5, et un qui partira dans les mois qui viennent. Le temps est peut-être venu de faire de même avec mon matériel photographique.

Changer de marque... et d'expérience ?
Cet automne, un photographe youtubeur belge que j'ai beaucoup suivi annonçait son changement de profession - il était enseignant comme moi - et de matériel photo... avec pour principale raison, le désir de changement.
Personnellement, ce besoin de changement n'est pas si important pour moi. J'ai beaucoup aimé passer de molettes impersonnelles aux boutons ronds dédiés et physiques chez Fujifilm et je ne les renie absolument pas. Ce qui est sûr, c'est que la vie avec Fuji m'a appris que l'expérience du photographe était au moins aussi importante que les images que l'on rapporte et partage.

Changer de marque, ce n'est pas partir parce qu'on est fâché. Peut-être simplement trouver un environnement qui convient mieux à ma phase de vie. Mais tant le matériel que l'expérience qu'il permet devront me convenir : faire des photos doit conjuguer les deux. Comme j'ai tenté de le faire avec mon téléphone portable.

Si des expériences ne m'ont pas plus, comme celle de l'environnement Sony malgré son excellente qualité d'image, je ne sais pas si Lumix me conviendra. Alors je teste doucement mon éventuelle incursion dans cet univers. En utilisant un seul boîtier, pas trop cher, avec une seule optique, à fond. Pendant plusieurs semaines. Peut-être même plusieurs mois. Je ne suis pas pressé de me convertir. Si sur papier, cette marque a de bons atouts pour réunifier mon parc optique, il faut que l'expérience réelle rencontre les données virtuelles. Ce serait dommage d'abandonner la photographie à cause d'une expérience vécue qui ne correspond pas à celle rêvée trop rapidement.
Je vais donc essayer, en vrai, dans mes prises de vues régulières et mes sorties, seul, en famille, dans la nature ou en ville. Tirer tout ce que je peux de ce boîtier. Parce que si l'achat de matériel n'est pas un mariage pour la vie avec une marque, il y a bien une relation à établir avec son matériel.
Retour au plein format ?
En 2017, je découvre Fujifilm, une solution légère et alternative au plein format, lourd, cher et qualitatif. Depuis, les technologies ont évolué. Le plein format, s'il a gardé sa qualité d'image, a perdu son poids, son volume et, d'une certaine manière, son coût.
Entretemps, j'ai ajouté une solution qualitative et pas du tout légère à ma besace photo : le système GFX. C'est excellent et très agréable à retoucher mais c'est lourd et cher, et pas du tout compatible avec le système APS-C de Fujifilm.
Alors que la photographie a baissé dans mon emploi du temps - mais certainement pas définitivement - je me retrouve avec beaucoup de matériel qui dort sagement dans un tiroir.
Vient alors la question de ne garder qu'un système, à mi-chemin entre la légèreté de la gamme "X" et la qualité de celle du "GFX". Mais la photographie a toujours été, premièrement, une activité plaisir, un loisir, même s'il s'est un peu professionnalisé durant ces dernières années.

Une question d'expérience

Mais voilà, si, sur papier tout est parfait, l'expérience ne se lit pas, elle ne se partage pas, elle se vit. C'est l'aventure qui débutera demain.
Je ne suis pas pressé. Je vais tester dans différentes situations un premier modèle léger et bon marché. Au quotidien, à la montagne, en ville, dans différents événements... Une marque, c'est plus que du matériel, c'est une expérience utilisateur, une manière de faire, un ensemble de possibilités, au service d'une passion, d'un talent, de la créativité.
Une nouvelle aventure débutera peut-être, plus simplement, plus légèrement, avec la même passion et peut-être une nouvelle énergie grâce au changement et à la recherche de nouvelles solutions techniques et créatives.
Ou pas.
