Buvons un café ensemble.

Aujourd'hui, c'était une journée off, cadeau, gratuite... La liste des tâches est volontairement limitée au minimum : arroser les plantes et suivre un chapitre de la formation photo en ligne que j’ai entamée il y a quelques jours. 

Après un certain nombre de tergiversations, j’ai finalement été à Château-d’Oex en train. Seul. Les filles préféraient aller à l’école qu’avoir un congé Joker. Il faut dire qu’aujourd’hui, c’était le jour des crêpes pour une, des maths pour l’autre… Ah, ces filles qui aiment l’école !

Le spectacle commence pendant le voyage

Comme souvent en se rendant à cette destination, le spectacle commence dès le départ de Montreux. Les paysages sont magnifiques et évoluent rapidement, quelle que soit la saison. Après les rayons de soleil sur le lac, les alpages défilent recouverts de neige. Il ne doit pas faire bien chaud dehors. Dans le train, par les fenêtres panoramiques, j’admire bien au chaud les paysages glacés. Après le tunnel, qui symbolise le passage entre le canton de Vaud et celui de Fribourg, le plongeon dans l’hiver est vertigineux. Tout est blanc, le ciel est de plomb. Il ne neigera pas mais le soleil se fera discret. Il ne faut pas attendre longtemps pour voir les premiers ballons. Dans le train, il y a ceux qui les attendaient, mais surtout ceux qui sont surpris de les voir si nombreux.

Arriver pour les derniers ballons

Je débarque pour les derniers ballons. Partis dès 10 heures, ils semblaient pressés de décoller avant que la météo ne soit trop mauvaise. Dès que j’arrive à l’église - le lieu idyllique pour les observer - le speaker annonce que le dernier prend son envol et qu’il n’est pas sûr qu’il y ait un second départ dans l’après-midi. 

Ce n’est pas grave  ! Je crois que le moment clé de cette sortie en solitaire a été la sortie du train : poser le pied à la montagne et respirer cet air pur, frais, revigorant. Un plaisir que je n’avais pas attendu et que j’ai pris en pleine figure. Quel bonheur !

Prendre des photos sans situation exceptionnelle

Après quelques minutes passées à immortaliser les ballons - il faut quand même rapporter quelques souvenirs du but énoncé de cette sortie, je déambule dans le village, cherchant quelques éléments spécifiques à photographier. Il y a toujours des éléments qui pourraient être intéressants. Une façade par-ci, un contraste par-là… quelques éléments dans la grisaille de la ville qui attend à de nouvelles chutes de neige.

Développer sur le chemin du retour, chercher la photo

L’avantage du train, c’est qu’on peut regarder les paysages. Ou développer ses photos. Ou faire les deux en même temps, ou plutôt en alternance. Je charge donc les photos et je commence à les trier, à les corriger, à les développer, à leur donner une certaine touche artistique. Il y a de belles choses, mais rien qui ne sorte vraiment de l’ordinaire. En tout cas, pas d’effet waouh ! Je continue, j’essaie des processus, mais rien qui transcende une image normale avec un traitement standard.

Belle luminosité et photos à travers les vitres

Le train descend maintenant sur Montreux et semble plonger dans le lac. Après les vallées qui se resserraient et s’assombrissaient, c’est maintenant la lumière qui s’allume, l’ouverture, le dégagement. Le soleil n’est toujours pas apparu, mais le brouillard et les nuages assaisonnent un paysage déjà naturellement grandiose. C’est le moment de reprendre l’appareil photo, de tenter quelques cadrages, malgré le train qui tangue et les reflets omniprésents. Une chose à la fois : c’est le temps de voir et de capturer, la finition, ce sera pour plus tard.

La dernière photo

Arrivé à Montreux, le voyage est plus ordinaire. C’est surtout un déplacement, un retour à la maison. J’opte pour le train lent, mais ininterrompu, entre Montreux et Yverdon-les-Bains. Je m’installe et oublie le trajet. Je me replonge dans les photos. De belles choses, mais rien qui ne me ravit.

Jusqu’à la dernière… cadrage intéressant, jeu d’ombres et de lumières, de structures, de contrastes… finalement, la dernière sera la meilleure… Ce n’est que mon avis. Et cela ne signifie pas que les autres soient mauvaises, encore moins ratées. Mais lorsque l’on pratique un art ou un artisanat à haute dose, on s’attend à créer des productions qui sortent de l’ordinaire, quelque chose d’extraordinaire, toutes proportions gardées.

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