Buvons un café ensemble.

Premières impressions

On parle souvent des premières secondes, qui donnent tout de suite le ton. La première prise en main du Lumix S9 confirme l'impression au déballage : c'est sérieux et bien pensé. Bien qu'il soit léger, il donne une impression de solidité et de poids, le grip Smallrig vient renforcer cette première impression.

Un peu plus en détail

  • Boutons : le strict minimum, mais les fonctions de base sont là. Du clic solide, qui croche... sauf la roulette des iso qui tourne sans crier gare et faire varier la valeur de auto à 100.
  • Le menu Q est une excellente idée pour retrouver des fonctions un peu moins courantes... pour autant que je le configure pour mon usage.
  • L'écran tactile est très réactif et va certainement me faire passer un stade plus loin en utilisation du tactile. Un vrai smartphone !
  • Des fonctions sur téléphone qui fonctionnent vraiment dès le premier usage : télécommande, transfert à la demande ou automatique...
  • Des LUTs qui permettent de développer les photos directement dans l'appareil ou sur le natel pour les envoyer rapidement sur les réseaux sociaux ou à des clients. Par rapport avec effets de film de Fuji, ceux-ci sont plus nombreux et peuvent être créés et partagés par tout un chacun. Ça ne changera pas ma vie, mais c'est agréable.

Avoir un écran tactile très réactif est une excellente chose, en plus ou à la place des boutons. Mais deux situations rendent ce choix plus difficilement acceptable :

  • Le soleil abondant, qui rend l'écran difficilement utilisable, et donc les réglages que l'on peut effectuer à partir de là.
  • Le froid qui oblige de mettre des gants. L'écran ne les gère pas et les boutons qui permettent quand même de faire pas mal de réglages sont difficilement manipulables. Selon leur épaisseur, même l'allumage de l'appareil peut se révéler compliqué.
Il y a eu un temps où l'outil me permettait de faire la photo que je voulais. Ou pas. Maintenant, je ferai la photo quel que soit l'outil que j'aie entre les mains. Peut-être avec plus de friction, de difficulté, de créativité. Je domine l'outil, ce n'est plus lui qui domine sur moi.

Les pertes & différences acceptables

  • Les molettes manuelles, mais c'était une évidence avant même de tenter l'expérience. Je ne me sens pas trop handicapé par l'exercice, mais il me faut regarder l'écran pour connaître les valeurs en vigueur.
  • Une manipulation qui comporte quelques étapes de plus pour enclencher l'appareil photo avec le zoom 18-40 qui doit être débloqué avant usage, l'écran qui doit être ouvert, le bouton pas très intuitif au moins au début (je n'en suis qu'à mon deuxième jour d'utilisation).
  • Des menus différents, mais qui semblent assez bien organisés avec leurs 2 niveaux de hiérarchie... sauf quand certaines fonctions en ont un troisième, affiché ailleurs !

Les gains

  • Plus de moiré dû parfois au capteur spécifique au capteur Fujifilm.
  • Un capteur plus grand, avec une meilleure dynamique, même si cela ne se voit que principalement sur les photos en situation plus délicate.

Le retour du "vrai" grand angle

On le sait bien, les appareils à "petits capteurs" sont taillés sur mesure pour l'animalier ou le sport, en raison du facteur multiplicatif de leur focale. Par exemple, un objectif dit "70-200 mm" deviendra un 105-300 mm. Mais cela est vrai à toutes les focales. Y compris au grand angle. Ainsi, 18 mm deviennent 27, 23 mm donnent en réalité 35 mm et il est difficile de trouver un zoom qui soit vraiment grand angle.

En plein format, la donnée annoncée est réelle. Ainsi, mon objectif de kit 18-40 est réellement un 18 mm, une focale que je n'avais plus utilisée depuis bien longtemps, faute d'avoir un objectif qui photographie si large (à part mon téléphone portable).

Aujourd'hui, je me suis donc régalé à photographier quelques paysages et autres scènes de vie avec une focale si courte. C'est bien simple : c'est la focale que j'ai le plus utilisée en ce premier jour d'apprivoisement.

100 millions de pixels... et ça marche

Je vous entends déjà me dire que cela ne sert à rien ! J'ai un appareil moyen format qui atteint ce niveau de densité. Sur un tel capteur, ça a tout son sens. Rien à voir avec les minuscules capteurs de téléphones portables qui annoncent fièrement - et vraiment bêtement - 100 ou 200 millions de pixels !

J'ai apprécié pendant ces années pouvoir retailler le cliché, avoir de la consistance pour développer artistiquement ces images ou simplement admirer le détail des structures et paysages. Ce n'était pas du gadget, c'était visible et appréciable.

Alors que Lumix annonce qu'une fonction permet de passer de 24 à 96 millions de pixels, je me réjouis vraiment, parce que d'une certaine manière, il pourra me faire retrouver les images détaillées que j'ai appréciées dans mon GFX... sauf que jusque-là, plusieurs boîtiers ont annoncé un certain pixel shifting qui n'était utilisable que dans des conditions parfaites et sur trépied. Ce n'est donc pas un argument que j'ai cru avant de l'avoir testé. Et pourtant...

Activer la fonction dans le menu de prise de vue, prendre une photo, attendre quelques secondes et vérifier que la composition s'effectue... et c'est là. Dans le boîtier, on en voit pas grande différence, mais sur l'ordinateur, la photo a bien un poids d'environ 80-100 Mb et l'image fait exactement 8000 x 12000 pixels, soit 4 images juxtaposées, 2 en hauteur et 2 en largeur. Des détails à revendre et des possibilités de recadrer tout en garder une image décente. Un vrai bonheur. Et ça fonctionne à main levée !

Deux limites cependant sont à prendre en considération :

  • les photos en basse lumière : si la photo est bonne, Lightroom se révèle très mauvais pour débruiter ce genre d'image.
  • les photos avec des éléments mobiles (un drapeau, des vagues, des véhicules...) ne permettent pas d'obtenir l'image en haute résolution à partir des multiples photos prises en rafale.

Le zoom hybride

Là encore, l'argument ne pourrait être que marketing. Zoomer dans l'image et recadrer, en perdant de la définition, tout le monde sait faire. Même le zoom 8x de l'iPhone fait cela. Sauf que là, c'est assez défiant. Mon kit de zoom me permet déjà de recadrer largement pour doubler la focale, mais ce zoom hybride permet de gagner entre 25 et 50 % de zoom juste en activant la fonction dans le menu et en tournant la bague dédiée. Le zoom kit de 18-40 mm devient ainsi un 18-56 et donne toujours des photos de 25 millions de pixels. Imaginez ce que peut donner le 28-200 avec cette fonction !

Erreur de débutant

Après avoir monté les ISO au maximum pour immortaliser les filles jouant au train électrique avec leur grand-papa, j'ai oublié de remettre ce réglage en automatique. Résultat : des photos bien cramées dans les hautes lumières, mais des photos tout à fait utilisables après un petit tour dans Lightroom.

Le mois d'essai est passé et a été concluant. Je ne suis pas pressé de développer un nouveau parc de matériel, juste d'avoir ce qu'il me faut pour que la photographie reste un plaisir dans les situations qui sont les miennes.

Il ne reste plus qu'à vendre le matériel Fujifilm à des professionnels ou des amateurs passionnés qui sauront lui donner une seconde vie.

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