Premier événement avec Lumix
Hier, c'était la traditionnelle course sponsorisée à l'école Edenpark d'Yverdon-les-Bains que fréquentent mes filles. Si je suis rodé à l'événement, c'est la dixième que je couvre, il y avait un changement de taille : un tout nouveau matériel photographique, encore jamais utilisé dans de telles circonstances.
Le choix du matériel : rapide & simple
Ayant drastiquement réduit la voilure en début d'année, le choix du matériel était simple :
- le Lumix S1RII en boîtier principal, avec le 70-300, le plus long de ma collection, bénéficiant en plus de la versatilité du zoom
- le S9 en backup avec le 20-200, que je n'ai pas utilisé du tout.
- le 85 mm 1.8 pour obtenir des photos avec un beau bokeh, mais la nécessité de m'approcher plus près des sujets et le manque de versatilité ont fait que je ne l'ai que très peu utilisé.
Paramétrer
Arrivé sur place, je choisis la rafale lente comme principe de base. Cela me permettra de choisir ensuite la meilleure photo dans un mouvement bien découpé. Auparavant, j'ai pris soin de vider mes cartes mémoires, cette manière de photographier étant très gourmande en stockage. J'ai également emporté un SSD à n'utiliser qu'en cas de manque de place, cette solution ne permettant pas d'enregistrer sur deux supports en même temps.
La rafale lente étant trop rapide pour mon usage, il m'a fallu un petit moment pour trouver où régler le paramètre (et un appel à l'IA, n'ayant bien sûr pas le mode d'emploi sous la main !). Une histoire de quelques secondes, mais toujours embarrassante en plein shooting. Heureusement qu'il y avait des pauses entre les passages de coureurs.
Ce n'est que le début !
Tout photographe le sait, le temps de shooter n'est que la première étape d'un long processus. Viens ensuite, comme dans de nombreux métiers, la face cachée de l'action : le tri, le développement, la finition et la publication.
Ayant pris 99 % des photos en rafale, le nombre de clichés en 2 heures est énorme : 2300 images. Oui, je sais, c'est possible de faire pire !
J'ai donc pris mon ordinateur le plus puissant, le MacBook Pro M4 plutôt que le Air M4, c'est le moment d'être efficace, et non pas de faire des tests d'endurance ! En bien m'en a pris !
Les photos ont toutes été copiées, puis importées dans Lightroom. Bien que près de 100 % des CPU soient utilisés (avec plus de 1000 % de CPU, des chiffres qui me font toujours sourire !), le développement en cours de création des miniatures était fluide et efficace. Une belle performance ! Parce qu'avec le S1RII, les photos ont 44 millions de pixels de résolution, soit des fichiers qui dépassent les 50 Mb en RAW.
Photos réalistes
Avec près de 300 photos finalisées, le but n'est pas de faire autant d'œuvres d'art. Les sportifs seront contents de se voir en l'action, les parents de voir leurs enfants, et les sponsors d'avoir un souvenir de leur investissement. L'objectif des photos est donc d'avoir des images nettes, contrastées, des instants figés, de l'effort en image. Je prends donc le parti de développement les photos sans en modifier les éléments de manière trop profonde, juste en améliorant les contrastes, les couleurs et en mettant en évidence les personnes.
Concrètement, je passe par ces étapes :
- preset pour toutes les photos
- redressage auto pour toutes les photos
- recadrage et ajustements manuels pour chaque photo
- détourage AI du sujet et amélioration de la luminosité pour certaines images







La finition
Les images prises en pleine journée à l'extérieur sont généralement de très bonne qualité, la lumière étant abondante. C'est le cas. La plupart du temps !
Pourtant, une partie de ma série de photos est prise à 6400 ISO, à cause du contraste dans un sous-bois, c'est agréable au niveau de l'image, mais plus difficile à contraster. Le traitement fait donc apparaître du bruit numérique qui peut maintenant être facilement enlevé grâce aux algorithmes bien améliorés de Lightroom. Et ce de manière automatique !
Je sélectionne donc les photos qui nécessitent cette réduction de bruit et l'ordinateur se met à traiter les unes après les autres les 65 photos qui en ont besoin. Dans un boucan d'enfer ! Bien sûr, j'exagère, un Mac récent est incapable de faire un tel bruit, mais comparé au silence légendaire de fonctionnement, les ventilateurs qui tournent à plusieurs milliers de tours minute font vraiment beaucoup de bruit.
Ici encore, j'apprécie ma machine Pro qui me permet de faire le travail en moins d'une heure, alors que le petit Air l'aurait fait sans broncher, en chauffant moins - il n'a pas de ventilateur pour se refroidir - mais en plusieurs longues heures.
Ici, c'est le GPU qui fonctionne le plus, les 20 cœurs sont mis à contribution, fonctionnant tous au maximum de leurs possibilités

Le plus de Lumix
Je ne suis vraiment pas déçu par cette première expérience de photographie sportive avec mon nouveau parc Lumix. Les couleurs et contrastes sont excellents, la part de photos nettes est bien suffisante, l'expérience et le résultat sont enthousiasmants.
Mais il y a un petit + ! Une fonction des appareils récents de Lumix est le zoom hybride : au fur et à mesure que l'on tourne la bague de zoom, l'appareil crope dans le capteur pour augmenter le zoom. Avec la résolution du S1RII, j'ai choisi un recadrage de deux fois. Ce qui signifie qu'avec un zoom de 300 mm optique, le résultat final est de 600 mm. C'est assez impressionnant : le zoom est bien plus important tout en gardant une qualité d'image suffisante, surtout pour les réseaux sociaux ou de petites impressions. Mais ce n'est pas tout : ce résultat est obtenu en JPG. Lorsque l'on développe les images brutes, en RAW, le recadrage est présent, mais peut être modifié. Cette possibilité permet bien souvent de récupérer quelques parts d'images coupées par erreur, le mouvement ne permettant pas toujours d'être très précis. Une raison supplémentaire d'utiliser cette fonction.
