4500 marches pour rentrer à la maison
L'heure du retour a sonné avec un goût un peu particulier : l'ascenseur de l'immeuble de neuf étages tombe régulièrement en panne et c'était le cas le jour de notre départ.
Il y a bien sûr une cage d'escalier, mais elle est plus adaptée à un usage occasionnel qu'à devenir l'accès principal aux étages. Une famille de cinq personnes qui voyage à 700 km de chez elle et emménage pour une semaine, cela demande un minimum d'affaires. Beaucoup en fait !
Nous avons donc descendu toutes nos affaires, en nous relayant, avec quelques pauses nécessaires - et quelques courbatures, arrivés à la maison, aussi ! S'il y a 128 marches pour un aller simple, je vous laisse compter combien de fois nous les avons montées et descendues !

Quand la route est longue
Mais ce n'était que le début de la journée : il fallait ensuite faire la route, une des plus longues que les filles n'aient jamais faites (la plus longue étant certainement celle du retour de Marseillan).
Sur les trois itinéraires proposés par le GPS, nous avons retenu le plus court et le plus rapide : entrer sur l'autoroute à Bruges, en ressortir du côté de Dôle, en ayant dépensé un tiers des frais de route en péages, mais avec une route de qualité, rapide, et peut-être même dégagée. C'était l'idée, et elle a été plus ou moins fidèle au programme.
Sauf que rouler des heures avec des enfants, même grands, ça lasse. Et les conducteurs aussi. Nous avons donc fait des pauses, plein de pauses !



Une première pour mettre de l'essence à quelques kilomètres du départ. Une seconde, après trois heures de route et le passage du périphérique de Lille qui aura été l'épisode le plus chargé, pour dîner... dans un restaurant routier qui n'avait plus d'internet, donc pas de carte de crédit. Heureusement qu'il nous restait un peu de cash.
Ensuite, pause pipi, pause glace, re-pause essence, pause pique-nique... beaucoup de pauses au total, presque un tiers du temps total... mais c'est cela aussi rentrer de vacances et être libre de son horaire.
Rouler longtemps
Pour le voyage, chacun s'installe comme il veut ou comme il peut. Nos filles sont devenues des ingénieures en gestion de l'espace et des ressources numériques : musiques téléchargées à l'avance, livres à portée de main, cahier de jeux dans le sac de maman.
Maman dort ou brode quand papa roule ; papa développe des photos et écrit quelques articles quand maman roule. Tout est préparé et plutôt bien rodé. Reste que la route est quand même longue.


Les paysages s'ajoutent les uns aux autres. D'abord plats, puis progressivement plus vallonnés. Les éoliennes restent présentes durant tout le voyage sur l'autoroute.



Itinéraire surprise
À 3 heures de l'arrivée et 200 kilomètres de la maison, l'assistant de voyage électronique propose de sortir subitement de l'autoroute. N'utilisant pas le même planificateur pour prévoir que pour rouler, c'est le genre de chose qui arrive. Mais ce n'est pas si mal ! Nous ne perdons pas de temps, mais gagnons des kilomètres en prenant une voie rapide en diagonale entre Langres et Besançon. Au passage, nous trouvons un Intermarché pour acheter nos biscuits préférés, sain et bon marché.
Tout est rangé ! (ou presque)
Finalement, nous arrivons sains et saufs à destination après 11 heures 30 de route et de pause. Surtout de pauses ! Les filles ont l'énergie de la fin d'un temps : tout vider, tout monter, tout distribuer, et tout ranger pour les parents et Tamara. Enfin, tout ce qui peut l'être ! Parce que l'étape finale sera certainement entamée vendredi, avec la lessive !


